Eric Le Sage

Eric Le Sage est l’un des représentants les plus incontournables à travers le monde de l’école française de piano. Alors qu’il n’a que 20 ans, le Financial Times voyait déjà en lui « un disciple extrêmement cultivé de la grande tradition française du piano schumannien ». L’année 2010 est pour lui l’aboutissement d’un magnifique et ambitieux projet qui lui tient à cœur depuis ses débuts, avant même qu’il remporte brillamment le Concours Schumann de Zwickau en 1989 : enregistrer et jouer sur scène l’intégrale de la musique pour piano de Schumann. Ses enregistrements sont déjà considérés par la critique internationale comme une référence. Ils sont récompensés en août 2010 par le très prestigieux Jahrespreis der deutschen Schallplattenkritik (Prix de l’année de la critique de disque allemande). Au même moment, die Zeit décrit cette intégrale comme sensationnelle et loue une « esthétique française de piano idéale » . Il reçoit par ailleurs le Choc de l’Année Classica pour l’un des volumes de son intégrale en décembre 2010. Un deuxième Choc de l’Année lui est d’ailleurs attribué pour son disque Connesson avec le Royal Scottish National Orchestra. Le Théâtre des Champs-Elysées, le Festival Beethoven de Varsovie, le Louisiana Museum au Danemark, le festival Schumann de la Tonhalle de Düsseldorf, le festival de la Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, le Festival de Stavelot en Belgique , le Festival de Toroella en Espagne, le Domaine Forget au Québec, la Salle Philharmonique de Liège, parmi de nombreux autres lieux, l’invitent à célébrer Schumann en 2010.
Eric Le Sage est par ailleurs l’invité de très nombreuses salles de concert et de nombreux festivals à travers le monde. En 2008 et 2010, la Salle Pleyel lui offre deux cartes blanches. Il se produit par ailleurs au Wigmore Hall, à la Schubertiade de Schwartzenberg, au Festival de Ludwigsburg, à l’Alte Oper de Francfort, au Théâtre du Châtelet, au Suntory Hall, à Carnegie Hall, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Théâtre des Champs-Elysées, à la Roque d’Anthéron, au Festival d’Edimbourg, au Festival de Saint-Magnus, au National Taiwan Concert Hall, ....
Parmi ses collaborations récentes ou à venir, figurent de prestigieux orchestres comme le Los Angeles Philharmonic Orchestra, le Saint-Louis Symphony Orchestra, le SWR Sinfonieorchester de Stuttgart, le Rotterdam Philharmonic, le Royal Scottish National Orchestra, le Münchner Kammer Orchester, le Bremer Philharmoniker, l’Orquesta Sinfonica de Castilla y Leon à Valladolid, le Gothenburg Philharmonic Orchestra, l’Orchestre National d’Ile de France, l’Orchestre Philharmonique de Liège, le Yomiuri Philharmonic Orchestra . Il s’est également produit en soliste auprès de formations telles que le Philharmonique de Radio France, le Capitole de Toulouse, l’Orchestre Symphonique de la Radio Télévision des Pays-Bas, le Nederlands Philharmonic Orchestra, la Philharmonie de Dresde, l’Orchestre de Chambre de Cologne, l’Orchestre de la Radio de Lisbonne, Orchestre Symphonique de Malmö, …) sous la baguette de divers chefs dont Armin Jordan, Edo de Waart, Stéphane Denève, Louis Langrée, Michel Plasson, Sir Simon Rattle,….
Né à Aix-en Provence, Eric Le Sage termine ses études au CNSM de Paris à 17 ans puis se perfectionne à Londres auprès de Maria Curcio. Il est lauréat de plusieurs concours internationaux : Premier Prix du Concours International de piano de Porto en 1985, Premier Prix du Concours International Robert Schumann de Zwickau en 1989 et lauréat du concours de Leeds l’année suivante. cette occasion, le Times salue « la subtilité de la sonorité, l’intelligence et la poésie, le sens de la structure » alors que le Financial Times voit en lui un «. »
Il a enregistré un grand nombre de disques notamment chez BMG-RCA, Denon, Harmonia Mundi , Naive et EMI, qui ont été chaleureusement salués par la critique, (Choc du Monde de la Musique, 3 Diapasons d’Or, 10 de Répertoire, Grand Prix du Disque, Disque de Mois des magazines Gramophone, Fonoforum, ou encore Echo Classics ). Parmi tous ses enregistrements, l’enregistrement de l’oeuvre intégrale de Francis Poulenc pour RCA-BMG (piano seul , musique de chambre et concertos) a cumulé les prix Charles Cros, Victoire de la musique, Caecilia (Belgique ) et Disque de l’année ( Japon )
Eric Le Sage est aussi, avec Paul Meyer et Emmanuel Pahud, le créateur et le directeur artistique du célèbre Festival «Musique à l’Empéri » à Salon de Provence.
EXTRAITS DE PRESSE
« Eric Le Sage électrise Schumann. Il y a un monde derrière Schumann. Un flot passionnel, énigmatique parfois, dont peu d'interprètes savent saisir l'infinité de couleurs. Éric Le Sage fait exception à la règle, avec une intégrale au disque [qui promet] de marquer durablement » Thierry Hilleriteau, Figaroscope janvier 2010
« Dans le Carnaval de Vienne, où la concurrence est pourtant plus relevée, il adopte pour les mouvements extrêmes des tempos très élevés qui font merveille, et évitent la lourdeur qu’on y entend trop souvent. Son jeu enthousiaste et poétique nous offre une véritable version de référence » Philippe van den Bosch, Classica janvier 2010 (Choc Classica)
« Le Sage trouve des accents puissamment expressifs, passionnés et douloureux, et son interprétation parvient à nous faire oublier celle d’Horowitz […] tout paraît admirablement habité et expressif…cette lecture s’impose au sommet de la discographie, comme tout ce récital, infiniment précieux. » Classica-Répertoire (10) Janvier 2008
« Eric Le Sage est un fabuleux pianiste, il possède une technique sûre et un potentiel d’expression éblouissant. Son jeu est d’une clarté incroyable, surtout dans la Sonate et la Fantaisie qui sont parmi les œuvres les plus complexes du répertoire pour piano. Quand on pense que même Horowitz avait l’air d’avoir du mal à les jouer. La comparaison est osée, mais elle est bien justifiée. » Classique Info Disque- janvier 2008
« On retrouve [dans cet enregistrement] toute la musicalité, la fluidité et le sens de ces contrastes –de la poésie à la folie- qui sont indispensables à l’interprétation de Schumann, et qui nous avaient déjà éblouis dans le premier volume de cette future intégrale. » Crescendo (10) Janvier 2008
« Schumann par Eric Le Sage : Magistral. (…) Magnifiquement interprétée et enregistrée, chaque pièce – connue ou pas – devient passionnante à écouter, aussi bien dans la délicatesse que dans la force. C’est beau, le piano bien joué. Conquête totale. » Resmusica, novembre 2007
« Le jeu de Le Sage est élégant, délié, finement articulé, doté de mille couleurs…Tout semble chez lui guidé par l’élan de la pensée avec un fidèle relais des moyens techniques (brillants). » La Libre Belgique, Novembre 2006
« Enfin une merveilleuse nouvelle en ce discret cent cinquantenaire de la mort de Robert Schumann ! Eric Le Sage entreprend une intégrale de l’œuvre pianistique de Schumann (après sa réussite dans celle de Francis Poulenc chez RCA). » Philippe van den Bosch, Classica Répertoire (R10, juillet 2006)
« Un des immenses mérites de ce disque est de nous offrir enfin une version impeccable des Intermezzi op 4…. La plus-value apportée par Eric Le Sage apparaît stupéfiante : il possède la technique…pour restituer enfin la véritable allure de ces prestos endiablés et virtuose ! Son interprétation des Danses op 6 s’impose tout autant comme la référence actuelle…elle rivalise sans complexe avec la rigueur et la somptuosité pianistique de Pollini. » Philippe van den Bosch, Classica Répertoire (R10, juillet 2006)
« Eric Le Sage, garant de la meilleure veine française…. ; le clavier se pare de toutes les séductions harmoniques et contrapuntiques, des sonorités perlées ou fondues les plus diverses et éloquentes. » Jean Cabourg, Diapason décembre 2006
« On se souvient que les deux intégrales publiées conjointement en 1999 avaient récolté chacune un Diapason d’or (…) Principal artisan de ces triomphes, Eric Le Sage récidive avec les partitions concertantes destinées à son instrument. Même jeu passionné, ductile, à la fois vigoureux et fluide, tel que le compositeur le rêvait (…) Plus admirable encore est cette versatilité dans les retournements continuels d’humeur (…) » François Laurent, Diapason (Diapason d’Or Juin 2004)
« Classica avait salué les précédentes intégrales d’Eric Le Sage (...) dans le Concerto et Aubade, il révèle tout autant la dimension classique et chorégraphique de ces pièces. L’orchestre et le soliste traduisent cette parfaite connivence de pensée, mettant en valeur la construction et la délicate virtuosité des traits du Concerto. Les clins d’oeil appuyés et si « faciles » dans le Finale s’insèrent, comme stylisés, avec un naturel déconcertant.(…) la grâce et la légèreté dansante de cet hommage au classicisme français restent intactes. », Stéphane Friederich Classica Répertoire (R10 juin 2004)
« La musicalité, la fluidité, le sens des contrastes, la subtilité de la sonorité déjà présents dans [son précédent enregistrement Schumann de 1996] sont magnifiés aujourd’hui. » Michel Le Naour, Le Monde de la Musique, sept 2003
« Doté d’une superbe sonorité pianistique, assez homogène, pleine même lorsqu’ elle est fine, avec de belles basses mais aussi des aigus magnifiques et très expressifs, Eric Le Sage joue Schumann avec clarté et légèreté –une véritable force dans cette écriture très complexe, souvent massive- et avec une palette de couleurs et une dynamique qu’il sait varier avec à-propos. » Stéphan Vincent-Lancrin, Classica Répertoire, septembre 2003
“Sur le plan pianistique, c'est un régal. Le Sage donne beaucoup de relief harmonique en jouant sur de savoureuses résonances. On apprécie l'originalité des phrasés, la richesse des couleurs et la liberté de certains passages.” Le Monde de la Musique
« Il est souvent périlleux d’entreprendre une nouvelle lecture d’œuvres que l’on croit si bien connaître, parce que si typées, si savoureuses et dont l’auteur est à coup sûr immédiatement reconnaissable. C’est la raison pour laquelle, l’écoute de cet enregistrement d’œuvres concertantes de Poulenc provoque un véritable choc ! Nous ne ressentons que rarement cette intense jubilation devant une interprétation aussi engagée et prenant autant de risques. Cette interprétation est un concentré d’énergie, d’une mise en place intransigeante mais également d’un humour et d’une poésie rares. » Académie Charles Cros (Grand Prix du Disque 2004)