A Filetta

polyphonies

Depuis 1978, des dizaines de répertoires créés, une quinzaine d’albums 40 000 à 50 000 spectateurs par an.
Depuis plus de trois décennies, A Filetta est l’un des groupes phares du chant polyphonique corse.

Composé de six voix d’hommes, ce choeur d’une créativité inouïe perpétue la tradition orale insulaire tout en explorant des créations d’oeuvres plus contemporaines. Aujourd’hui ces chanteurs, qui se refusent à être les gardiens d’un quelconque temple, cultivent par le truchement de leurs compositions, l’idée d’une tradition prolongée, renouvelée et ouverte, qui serait bien ancrée dans la mémoire mais dont les développements seraient sans complexes.

Le chemin parcouru 37 ans durant, est riche d’expériences et de rencontres qui ont nourri leurs créations. Sollicités comme interprètes par Bruno Coulais pour ses musiques de films (Himalaya, l’enfance d’un chef, César de la meilleure musique de film et Disque d’or; Le Peuple Migrateur; Don Juan; Comme un Aimant, etc.), ils s’aventurent également dans des domaines plus inattendus, tels que: – le théâtre ils collaborent notamment avec Jean-Yves Lazennec (Médée de Sénèque en 1997) Orlando Forioso (Don Ghjuvanni in commedia dell’arte en 2000, puis Marco Polo ou Culomba) Marion Schmidt-Kumke (Pessoassion en 2008). – la danse  ils participent à trois créations du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui: In Memoriam avec les Ballets de Monte Carlo (2004),  Apocrifu (2007) au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, et Puz/zle créé en Avignon (2012).

Ce qui singularise la démarche d’A Filetta… 

  • Une proposition musicale contemporaine issue d’une tradition orale très puissante dont les chanteurs envisagent le prolongement par le biais d’une création exigeante et décomplexée.  • Un groupe qui bien qu’étant solidement enraciné s’est ouvert à bien d’autres traditions mais aussi à bien d’autres genres (théâtre, cinéma, danse), ce qui lui permet de produire de nombreux répertoires et de collaborer à diverses oeuvres. • Une aventure artistique ayant toujours privilégié la recherche d’un vrai développement de chacun sur le plan humain, ce qui a engendré une musique où la notion de partage est centrale.

Castelli et la Presse

“(…) on cède au plaisir simple et à la beauté apaisée de ces harmonies épurées.” Télérama

“Il s’agit d’un émouvant et doux rappel que la Corse produit parmi les plus subtiles et remarquables musiques vocales en Europe. (…) Un ensemble tranquillement captivant.” The Guardian (UK)

“Ainsi A Filetta ne représentent pas seulement le meilleur du Riacquistu Corse au niveau de la scène mondiale, ils sont également devenus une voix distinctive de la scène contemporaine. Car Jean Claude Acquaviva a dépassé la simple révérence à la tradition: “plutôt qu’une question de fidélité à ses racines, il est question d’avoir des racines. Une fois que vous les avez, vous n’avez plus besoin de prouver que vous leur êtes fidèles.”  Songlines (UK)

Castelli Nouveau Programme 

Ce nouveau programme résonne comme autant de questionnements sur le rêve, la nostalgie, l’illusion, l’utopie, le sens de la vie: que reste-t-il de tout ce que vous m’aviez dit? Que reste-t-il de tout ce que nous avons construit ou peut-être même que nous pensions avoir construit? Est-il encore des interstices à découvrir, des espaces à imaginer, d’autres édifices à concevoir? Ce programme se veut le reflet fidèle de ce riche parcours et consiste en la présentation de leur dernier enregistrement, Castelli, paru chez World Village, le 25 août 2015.

 

Castelli…  Les châteaux… 

Les “castelli” chantés ici par A Filetta, concert a cappella pour six voix d’hommes, ne font pas référence qu’à des édifices du passé ou des lieux de mémoire dominant l’Histoire, mais aussi à des châteaux en Espagne, des châteaux de sable, des châteaux de cartes… impermanence.  Au fil de pièces sacrées et profanes écrites pour le théâtre, la danse et le cinéma, on y croise autant Shakespeare et Fernando Pessoa que des anonymes tous étant animés d’une même vision humaniste. Dans une approche musicale ouverte qui jongle avec mémoire, nostalgie et utopie, ces chants questionnent aussi le sens de la vie et sont comme un écho à cette phrase de Jorge Luis Borges: “Au fond, je suis tout ce que j’ai perdu”!

Voix Jean-Claude Acquaviva – Seconda François Aragni – Seconda/Bassu Paul Giansily – Terza
 Stéphane Serra – Seconda Jean Sicurani – Bassu Maxime Vuillamier – Bassu

Site officiel www.afiletta.com